Éditos
La radio, liant social

La radio, liant social

La radio bénéficie toujours d’un capital de confiance assez impressionnant, bien devant la télévision et la presse écrite. C’est un avantage, bien sûr, mais c’est aussi une responsabilité. Et puis, c’est aussi une niche, la confiance. C’est une niche qui porte en elle les espoirs des auditeurs : s’entendre, en communauté(s), en vérité.

Aujourd’hui, parce qu’elle est moins sur le spectaculaire que la télévision, parce qu’elle est plus proche de la vie, plus intime dans la voiture et au creux de l’oreille, la radio a un rôle majeur à jouer dans la cohésion sociale. Elle est un vecteur de parole, et de plus en plus horizontal, c’est à dire du peuple vers le peuple.

Au moment d’écrire ces lignes, je reçois une alerte du quotidien vespéral de référence : la France est désormais officiellement en récession. Il y a donc fort à parier que les auditeurs qui interviendront aujourd’hui sur les quelques espaces de liberté laissés par les antennes évoqueront leur quotidien, la difficulté de joindre les deux bouts, l’inefficacité du Pôle Emploi pour leur redonner une dignité professionelle, etc.

Dans la même veine, les événements consécutifs à la victoire du PSG ont déclenché un torrent de témoignages de citoyens pressés de contredire en bloc les journalistes, le maire de Paris et le ministre de l’Intérieur.

Devant le pillage d’un bus en plein Trocadero, on a même entendu une journaliste d’une chaîne d’info faire un lapsus qui en dit long sur l’état d’esprit d’une partie des journalistes face à la réalité :

« On a du mal à dissimuler, pardon… à distinguer ce qui se passe. »

Cette distance grandissante entre d’un côté la presse écrite et la télévision, et de l’autre le peuple, est un avantage pour notre média. A chaque choix de programmation, nous pouvons prouver notre attachement à notre auditoire en étant son miroir, son reflet. Nous le faisons déjà en radio musicale, où notre programmation est fidèle aux choix des auditeurs (recherche musicale), alors nous pouvons le faire aussi bien en information, en talk, etc.

En temps de crises – les vraies : guerres, révolutions – la radio a prouvé qu’elle était l’ultime lien entre les êtres. En notre époque troublée, ce rôle est le même : assurer un lien social, une présence pour chaque communauté, une communion à travers les ondes.

N’oubliez jamais que la radio est la bande son de la vie.

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