Au commencement étaient les images. Seules, grises, désespérément silencieuses. Ou plutôt désespérément bruyantes… Car la machine à montrer les images magiques faisait un bruit infernal, incontrôlable. L’homme, dans sa suprême intelligence, décida alors de couvrir le son mécanique de la machine par des notes organisées. Pour ce faire, il fit appel à un être bizarre appelé “ musicien ”. Il y avait divers types de musiciens : les pianistes, les organistes, etc. Tous essayaient tant bien que mal de couvrir le son ignoble du “ projecteur ”, la machine à montrer les images. Lorsqu’arriva la possibilité d’enregistrer et de reproduire le son en synchronisation avec les images, on attrapa les musiciens et on les fit rentrer dans la machine… C’est là que les problèmes commencèrent…
“ – Ce film est une bataille entre le silence et Jerry Goldsmith.”
[Barney Hoskyns, critique.]
Si le son était il y a encore 15 ans le parent pauvre des produits audiovisuels, il n’en est plus ainsi depuis que la technologie permet d’offrir à domicile une qualité de diffusion sonore jadis réservée aux salles de cinéma. Il est même surprenant de constater que les publicités pour les combis home-cinéma vantent plus volontiers la stéréo et les watts que les qualités de l’écran !
Prenant la suite des Anglais, la TV en France a depuis des lustres compris les avantages de ce type de diffusion pour un match de foot, par exemple. La paire stéréo permettant de transporter du Dolby Surround, il était facile d’imaginer les formidables possibilités offertes, et les stades ont bien vite rempli l’espace sonore de votre salon.
Tout au long de ce dossier, nous essaierons de comprendre quels éléments composent ce que nous appelons “ le son à l’image ”, et comment il est possible de les façonner, de les utiliser.
Honneur au premier d’entre eux : la musique.




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