Avalanche de marketing politique, vomi de noms de domaines en « 2007″, Ségo et Sarko se déclinent en fr, com, motion et tube. Puis, ce soir… silence.
Evidemment, l’incroyable hypocrisie de « la campagne est terminée » – alors que 35 % des votants vont se décider précisément entre maintenant et dimanche l’enveloppe à la main – est comme un formidable déni de l’existence de l’internet. La campagne est terminée… et alors ? Va-t-on faire fermer Dailymotion ? Va-t-on débrancher les serveurs mail ? Va-t-on retirer les affiches sauvages des rues ?
Je lis ici et là que « le web n’a eu qu’une importance toute relative dans les choix des électeurs« . C’est un peu vite oublier que ce sont de petits groupes qui font basculer les majorités. En 2002, Jospin n’a manqué que de moins de 200.000 voix pour passer le premier tour… 200.000 voix… 200.000 hésitants, basculant, revirant, chavirant, décidant. Les majorités ne se font pas avec les convaincus, les forts, les « core » qui savent se compter… non, elles se font avec les hésitants, ceux qui virent : la marge.
Tout le marketing de Bayrou et de Sarkozy s’est adressé à cette marge. Sarkozy sur sa droite et Bayrou sur sa gauche, tous les deux avec un probable certain succès.
Dans les marges, comptez-vous !
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