D’abord, la first réunion d’antenne de Parenthèse Radio (ok, si vous ne savez pas encore ce qu’est Parenthèse, c’est que vous étiez en rotation autour de la Terre ces derniers mois, et vous êtes donc tout pardonné(e). – mais bon, documentez-vous, que diable ! C’est un peu comme si vous ignoriez Radio Paris, quoi ! Sauf que Parenthèse ne ment pas, Parenthèse ne ment pas, Parenthèse n’est pas teuton…. enfin… bref… je diverge de nouveau.)
Donc, revenons à nos moutons – (M. le Consultant, rendez-moi mon chien, maintenant !) : première réunion d’antenne de la première radio 100% talk de l’Hexagone. Evidemment, dit comme ça, ça fait très factuel, limite frigo. Mais quand vous réalisez d’un seul coup que cette bande de jeunes – enfin presque, mis à part Michel Mono, un vieux pote – va se lancer dans l’exécution d’un format radio inédit en France, j’sais pas vous, mais moi ça me fait des frissons tout partout :-)
Ca m’rappelle les débuts d’Europa Plus, radio qui inventa en son temps aussi un format jamais entendu dans son pays, en 1990 : la radio musicale ! – option “avec-le-type-à-l’AK-47-à-l’entrée-du-studio” (il y est toujours) !
Cette petite réunion fort sympathique a été l’occasion – unique, donc – de raconter l’histoire de Barry Gray, animateur de WMCA à New-York en 1945, qui s’ennuyait tellement dans son studio à diffuser de la musique, qu’il attrapa le téléphone, appela son pote saxophoniste Woody Herman, et dirigea le combiné vers le microphone afin que tout l’auditoire puisse jouir de la conversation. Step 2 : il demanda aux auditeurs d’appeler, et il diffusa (le combiné manuellement placé sur le micro, donc, vous suivez ?) l’intégralité de ses conversations téléphoniques. Non seulement il ne fut pas viré, mais il inventa ainsi un embryon de format : The Talk :-)
En 1960, une radio du Missouri et une de L.A. embrayèrent en créant des radios 100% Talk, et en le revendiquant haut et fort !
Si vous êtes bien sages (beurk), je vous raconterai dans moins d’un an la naissance du format Top40 ! c’est pas piqué des hannetons non plus… et ça commence aussi avec un DJ désoeuvré, comme quoi… il y a un truc dans ce boulot d’esclave artistique qui fait qu’on s’emmerde à mourir stimule la création.
Ensuite, une fois tout ce petit monde briefé, direction le studio de “21 Juin“.
21 Juin, j’aime bien : la salle de bain, le compresseur UREI qui sert à caler je ne sais quoi, la pendule-mire, et les gars tellement habitués à bosser avec des pubards et les clients de ceux-ci qu’ils poussent l’Art de la diplomatie à un niveau qui ferait rougir le Quai d’Orsay. Et puis, à 38 ans, découvrir un quartier de Paris que je n’avais jamais vu, se frotter au métro, c’est franchement la lose enrichissant, non ? ;-)
Bref, 21 Juin, c’est des gars qui font du son, genre esthétique mais commercial quand même – tout ce dont j’ai besoin, donc. Et vous aussi, même si vous ne le savez pas encore :-))
19 h, coup de fil de l’équipe de Morandini, pour une ch’tite interview TV par téléphone sur Direct 8. Sujet : le changement de nom d’Europe 2. Sympa. Morandini pose 3, 4 questions, et ce sont les bonnes. Ca va vite. J’aime bien, aussi.
Décidément, le téléphone est l’instrument de ma journée. En radio, en TV…
Avec un détail téléphonique qui me revient… à Europe 1, dans les années de gloire, les compresseurs UREI étaient branchés sur les inserts téléphoniques… c’est-y-pas du luxe, ça, hum ?
C’est quand même plus sympa que de s’en servir pour caler une plante, non ? ;-)


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Je t’embrasse mon 2NI. Call ton Marty !
Parenthèse?? Rien qu’à t’entendre, ça donne envie de l’écouter…Bravo aux jeunes qui se lancent dans l’aventure, je les admire déjà….ils doivent être très doués!
Un copain m’a dit d’aller lire votre blog, et sincerement pour une petite francaise expatriee qui ecoute la radio francaise sur internet, non seulement j’apprends pleins de choses passionantes a travers votre blog mais en plus j’ai franchement hate d’ecouter la nouvelle venue “Parenthese”. A bientot sur les ondes, alors…
En tout cas, moi, j”ai adoré l’histoire de William Gray !
Merde, non, Barry, pas William. Désolé, Barry. On s’appelle, on s’fait un insert.